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L'ART DE NAVIGUER EN PLEIN REVE

  • Photo du rédacteur: Joseph Polidori & Alexia Pierre-Pont
    Joseph Polidori & Alexia Pierre-Pont
  • 6 oct. 2020
  • 5 min de lecture

L'ART DE NAVIGUER EN PLEIN REVE

Ouvert en 1927 sous l'impulsion de Georges Clemenceau, le Musée de l'Orangerie du jardin des Tuileries a été aménagé pour partie sur les directives de Claude Monet. Il abrite ainsi le grand ensemble mural des Nymphéas, conçu spécifiquement pour le lieu.

Hôte de plus de 150 tableaux, le musée expose depuis 1984 la Collection Jean Walter et Paul Guillaume, constituée d'œuvres de Matisse, Cézanne, Picasso… Le musée a été entièrement rénové entre 2000 et 2006.


Pour la petite histoire

Situé au cœur de Paris, face à la Seine dans le jardin des Tuileries, le musée de l'Orangerie est un musée d'art abritant des peintures impressionnistes et post-impressionnistes. Son nom vient de la fonction première du bâtiment : L'Orangerie. Construite en 1853 dans le jardin des Tuileries, l'Orangerie abritait orangers, citronniers et autres plantes exotiques, une pratique symbole de prestige très en vogue au XVIIème et XIXème. Sous l'impulsion de Claude Monet, L'Orangerie est devenue un musée en 1920. Le peintre avait choisi ce bâtiment pour accueillir son cycle des Nymphéas, des peintures sur bois dont il souhaitait faire don à la stricte condition que le jardin des Tuileries aménage un espace approprié pour leur exposition. Jusqu'en 1927, date de son inauguration, des travaux d'aménagement furent donc réalisés à l'Orangerie, suivant scrupuleusement les directives de Monet.


La collection

La collection du musée de l’Orangerie retrace certains pans singuliers de l’art du XXe siècle, qu’il s’agisse du grand décor des Nymphéas de Claude Monet, chef-d’œuvre ultime et fondateur de l’abstraction et des œuvres d’immersion, ou de la collection de peintures de Paul Guillaume et Domenica Walter, caractérisée par la tension entre modernité et figuration, de Renoir à Matisse, de Cézanne à Picasso, du douanier Rousseau à Modigliani ou Soutine.


La nouvelle présentation de la collection du musée de l’Orangerie, dans des espaces rénovés, permet de relier plus nettement les deux pôles des collections – Nymphéas / École de Paris du début du XXe siècle – selon une cohérence spatiale et visuelle élégante du bâtiment et un parcours fluide, informé et stimulant. Elle ménage une entrée frappante dans la collection avec d’une part un grand polyptyque de Joan Mitchell (dépôt du Musée national d’Art moderne) et d’autre part, les grands formats des Modernes "primitifs" – Picasso, le douanier Rousseau, Derain, Modigliani, Matisse… – selon la vision du poète Guillaume Apollinaire. Les salles monographiques offrent au public une vision renouvelée, plus rapprochée et confortable des œuvres.

Le dépôt exceptionnel d’un ensemble de sculptures d’Afrique et d’Océanie, anciennement collection Paul Guillaume, par le Musée du Quai Branly - Jacques Chirac, ainsi que quelques dessins et archives, enrichissent le parcours. Les deux salles nouvelles, celle des focus sur la collection (trois par an) et celle des contrepoints contemporains sur les Nymphéas, accompagnent l’approche dynamique et sans cesse renouvelée de cette prestigieuse collection.


Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique

Exposition du 16 septembre au 14 décembre 2020

L’exposition vous est aussi présentée à travers un parcours virtuel rassemblant une sélection d’oeuvres. 

Giorgio De Chirico (1888-1978), Il Ritornante, hiver 1917-1918 Huile sur toile, 94 x 77,9 cm. © Georges Meguerditchian Centre Pompidou, MNAM-CCI  / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris
Giorgio de Chirico

L’exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique retrace le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri l’artiste Giorgio de Chirico de Munich à Turin, puis à Paris où il découvre les avant-gardes picturales de son temps et enfin à Ferrare. De manière inédite, seront mis en lumière les liens du peintre, découvert par Apollinaire puis soutenu par le marchand Paul Guillaume, avec les cercles culturels et littéraires parisiens.


Né en Grèce et formé dans le creuset de la culture classique et du romantisme allemand tardif, De Chirico développe les fondements d’une nouvelle conception artistique aux côtés de son frère cadet Alberto Savinio. Élève à l’Académie des Beaux-Arts de Munich à partir de 1906, il découvre la pensée de Nietzsche et Schopenhauer ainsi que les œuvres de Böcklin et de Klinger. Après un passage à Milan puis Florence, c’est cependant depuis la France, à Paris dès l’automne 1911, qu’il met en place un vocabulaire plastique singulier au contact des révolutions picturales modernistes. Il est très vite remarqué par certaines personnalités artistiques de son temps. Guillaume Apollinaire, Maurice Raynal et André Salmon, mais aussi André Breton, Paul Éluard, Jean Paulhan, sont parmi les premiers à s’intéresser à son œuvre et à la promouvoir.

L’exposition trouve ainsi toute sa place au musée de l’Orangerie autour de la figure de Paul Guillaume qui fut le tout premier marchand de Giorgio de Chirico. De retour en Italie en 1915, il est envoyé avec son frère Savinio à Ferrare pour des raisons militaires et y poursuit ses recherches picturales. La période ferraraise (juin 1915-décembre 1918) est l’occasion pour les peintres Carlo Carrà et Giorgio Morandi de fréquenter les deux frères permettant ainsi la formation de ce que l’on qualifiera plus tard d’"école métaphysique" et sur laquelle se clôt l’exposition.


Histoire du cycle des Nymphéas Offerts par le peintre Claude Monet à la France le lendemain même de l'armistice du 11 novembre 1918 comme symbole de la paix, les Nymphéas sont installés selon ses plans au musée de l'Orangerie en 1927, quelques mois après sa mort. Cet ensemble unique, véritable "Sixtine de l’impressionnisme", selon l’expression d’André Masson en 1952, offre un témoignage de l’œuvre du dernier Monet conçu comme un véritable environnement et vient couronner le cycle des Nymphéas débuté près d’une trentaine d’années auparavant. L’ensemble est l’une des plus vastes réalisations monumentales de la peinture de la première moitié du XXe siècle. Les dimensions et la surface couverte par la peinture environnent et englobent le spectateur sur près de cent mètres linéaires où se déploie un paysage d'eau jalonné de nymphéas, de branches de saules, de reflets d'arbres et de nuages, donnant "l’illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage" selon les termes mêmes de Monet. Ce chef-d’œuvre unique ne connaît pas d’équivalent de par le monde.


Né à Paris, Claude Monet grandit en Normandie dans la ville du Havre. C’est au contact du peintre Eugène Boudin (1824-1898) qu’il s’initie à la représentation de la nature en peinture. Il arrive à Paris en 1859 et entre dans l’atelier de Charles Gleyre (1806-1874) où il fait la connaissance des peintres Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), Alfred Sisley (1839-1899) et Frédéric Bazille (1841-1870). Edouard Manet l’influence au début des années 1860 tandis qu’il ne développe des paysages plus personnels. Réfugié à Londres durant la guerre franco-prussienne de 1870, Monet s’établit à Argenteuil à son retour en France. Claude Monet est connu comme l’un des peintres les plus célèbres du mouvement impressionniste qui tire son nom de l’une de ses compositions : Impression, soleil levant, daté de 1872 (Musée Marmottan, Paris). Il participe à la plupart des expositions impressionnistes à partir de 1874. En 1883, il s’établit dans sa propriété de Giverny en Normandie. C’est à cette époque qu’il développe la représentation de certains sujets sous la forme de séries : meules de foin, peupliers, cathédrale de Rouen… De la fin des années 1890 jusqu’à sa mort en 1926, le peintre se consacre essentiellement au cycle des Nymphéas, dont le musée de l’Orangerie possède un ensemble unique. En effet, l’artiste conçoit spécifiquement plusieurs œuvres spécifiquement pour le bâtiment, et donne à la Nation ses deux premiers grands panneaux en symbole de paix, au lendemain de l’armistice, le 12 novembre 1918. Il conçoit également un espace unique, composé de deux salles elliptiques au sein du musée, donnant au spectateur l’"illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage" selon  ses propres termes, faisant des Nymphéas de l’Orangerie une réalisation sans équivalent de l’artiste à travers le monde. La collection Walter Guillaume comporte également une toile de Claude Monet, Argenteuil, exécutée en 1875. C’est une œuvre assez isolée dans la collection. En effet c’est à Domenica que l’on y  doit son entrée vers 1955.


+D'INFOS MUSÉE DE L'ORANGERIE

Jardin des Tuileries

Place de la Concorde

75001 PARIS

+33 (0)1 44 77 80 07

+33 (0)1 44 50 43 00


TARIFS

Plein tarif : 12,50€ Tarif réduit : 10€

Gratuit, sur réservation : - pour les moins de 18 ans - pour les moins de 26 ans (membres de l'UE) - le 1er dimanche du mois.


JOURS ET HORAIRES D'OUVERTURE

Ouvert de 9h à 18h

Dernier accès : 17h15

Fermé le mardi Site web : www.musee-orangerie.fr Consignes sanitaires : se renseigner

  • Réservation en ligne obligatoire.

  • Port du masque obligatoire à partir de 11 ans.

 
 
 

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